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dimanche 12 juin 2016

La glace du Baïkal

La glace du Baïkal ne se forme que début janvier et perdure jusqu'à la mi-mai.

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Chaque année, Le Baïkal se couvre d'une calotte glaciaire. Le gel de l'eau commence avec les premiers froids. Au mois de décembre, les tempêtes forment sur les rives des " sokouï ", sortes de stalactites et stalagmites, dont la hauteur atteint par endroits plus de 10 mètres. Quand le froid s'intensifie, une bouillie de glace, la " chouga ", apparait sur le lac à la formation de laquelle participent les chutes de neige et les remontées de glace depuis le fond. Cette bouillie se soude au fur et à mesure en plaques, en radeaux. Par endroits l'eau est prise par les froids telle qu'elle et donne alors une glace absolument lisse et transparente. Le gel definitif débute en novembre dans des baies de petites profondeurs ou l'eau se refroidit le plus vite. Lorsque la température descend à -20°C, pendant 3 à 4 jours, la banquise s'epaissit rapidement et de facon extrème, de 5 à 7 cm par jour. Dans le courant de la première moitie de janvier la banquise couvre tout le lac. Dans sa partie sud le Baïkal est couvert pendant 4 à 4 mois et demi, au nord pendant 6 à 6 mois et demi. L'épaisseur de la glace varie de 70 à 130 cm. Les blocs de glace atteignent une hauteur de 3 mètres, et certains culminent même à plus de 5 mètres.

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La glace du Baïkal est plus solide que celle des océans car l'eau du lac n'est pas salée. Un mètre carré de glace épaisse de 50 cm peut supporter 15 tonnes, c'est pourquoi en hiver on peut s'y déplacer à l'aide de n'importe quel moyen de transport. Le seul danger provient des failles dans la banquise, failles dont la largeur varie de 0,5 à 2 mètres et qui s'étendent sur des dizaines de kilomètres. Plusieurs de ces failles ne gèlent pas de tout l'hiver, se contractant et s'élargissant régulièrement. Ces failles appelées " stanovaya schel " apparaissent chaque année aux mêmes endroits, elles forment des sutures thermiques de glace et servent d'articulations à la banquise. Il existe aussi de petites fissures, les " treschiny ", de quelques centimètres de largeur, dont la formation résulte du changement de température entre le jour et la nuit. Leur formation est très fréquente au printemps. Absolument sans danger, elles peuvent effrayer les personnes non averties car leur formation s'accompagne d'un bruit comparable à celui d'une salve d'artillerie.



Les clairières ou " propariny " représentent un autre danger. Elles sont formées par la remontée d'eaux chaudes, qu'il s'agisse de sources thermales, de courants ou d'un apport de cours d'eau. Elles sont dangereuses uniquement pour les voitures, très rarement pour les piétons. Les régions concernées sont cartographiées et les guides doivent savoir les déceler.
Le long de la côte nord-ouest et dans la Petite Mer, la glace n'est généralement pas couverte de neige et reste donc transparente. Au travers de cette glace polie par le vent, à proximite des berges, on peut apercevoir le fond du lac et mieux encore, des poissons et des écrevisses !
En mars la banquise se modifie sous l'action du dégel, elle se dilate plus qu'elle ne se contracte. Si le mouvement de la banquise rencontre un obstacle, un haut-fond ou une falaise, celui-ci la fait émerger, formant des amas de glace de grande taille. Les chevauchements de glace, les " nadvigui lda " peuvent broyer des bateaux ou des pontons de bois et atteindre une dizaine de mètres de haut.
La glace s'épaissit jusqu'à la fin mars pour commencer à s'amenuiser au mois d'avril. La fonte commence pres du cap Kadilny, dans le sud ou jaillissent des sources sous- lacustres, et se termine aux alentours des 9 au 14 juin par le nord du Baïkal.

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