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dimanche 31 janvier 2016

l'histoire de la rose





Il paraît que la première nuit d'amour entre Cléopâtre et Marc Antoine se serait déroulée sur un lit de pétales de roses de quarante-cinq centimètres d'épaisseur. Mais c'est surtout par sa valeur symbolique que la rose a laissé son parfum dans l'Histoire. Quelques exemples :
 La rose associée à la Vierge, à l'origine de la dévotion catholique du Rosaire.
 La guerre des Deux-Roses, qui opposa en Angleterre au XVe siècle la maison d'York (dont l'emblème était une rose blanche) à celle de Lancastre (représentée par une rose rouge). La rose est aujourd'hui encore la fleur symbolique de l'Angleterre.
 Les Rose-Croix, société secrète mystique ayant pour emblème une rose rouge fixée au centre d'une croix.
 La Rose blanche de Finlande, ordre national finlandais créé en 1919 pour récompenser les services rendus au pays.
 La Rose blanche, mouvement d'opposition à Hitler dont les fondateurs furent décapités à la hache en 1943.
Plus récemment, la rose rouge, associée par François Mitterrand au Parti socialiste.



On a découvert des empreintes de feuilles de roses sue des fossiles des montagnes rocheuses du Colorado, datant du paléolithique.
La rose, probablement originaire d'Asie, apparaît comme motif artistique vers 3 000 avant J.-C. dans des documents asiatiques et n'a, semble-t-il, été introduite en Europe que plus tard.




Bien qu'Homère chante "Le parfum des roses" et "L'aurore aux doigts de rose" en 800 avant J.-C., la fleur elle-même n'est pas encore mentionnée dans ses écrits.
On pense que l'Europe a d'abord découvert l'huile parfumée à la rose (l'essence de rose) et que cet arôme séduisant a finalement ouvert la voie à la culture de la fleur elle-même.
Les somptueux banquets romains baignaient dans les roses.
Alors que la civilisation hellénique, qui donna naissance à la philosophie grecque, touchait à sa fin et que la civilisation romaine d'abondance matérielle devenait prospère, les roses commencèrent à devenir des produits de luxe que l'on consommait généreusement.



Avant un banquet, les invités se baignaient puis s'enduisaient tout le corps d'huile de rose. Comme les convives s'allongeaient pour dîner, le plafond était entièrement décoré de roses pour le plaisir des yeux ; le sol était recouvert d'un tapis de roses et des pétales de roses flottaient dans les verres de vin.
Le plus extravagant des banquets placés sous le signe de la rose a sans doute été celui que l'empereur et despote romain Néron donna une nuit dans son palais doré sur le Palatin. Outre les luxueux bains à l'eau de rose et à l'essence de rose, on fit pleuvoir du plafond des pétales de roses et de l'huile de rose et l'on servit aux invités du vin parfumé à la rose et un dessert à base de roses. On estime que cette seule nuit d'extravagance coûta l'équivalent de 150 000 dollars !
Cléopâtre utilisa aussi les roses pour souligner sa beauté. On raconte que, lors de sa rencontre historique avec son futur amant, Antoine, le tapis de roses avait plus de 30 centimètres d'épaisseur.




La rose, fleur aux multiples facettes et aux significations si contrastées, a été célébrée au cours des âges pour mille raisons différentes. L’Antiquité en a fait la fleur des dieux, le Christianisme la fleur de Dieu. Le Moyen-Âge commença à la désacraliser et la Renaissance en fit un vulgaire objet d’étude botanique et médicinale.
Dans la seconde moitié du XVIIIème siècle elle devient la Reine des fleurs, le symbole du retour à la Nature. La nouvelle place de la Rose est alors le reflet des tendances nouvelles en matière d’esthétique, le renouveau des parcs et des jardins.


Au XIXème siècle, la rose est une fleur ornementale essentielle, ses vertus médicinales sont presque oubliées, son symbolisme religieux également et c’est une Rose nouvelle qui va passionner botanistes et horticulteurs.
La collection de roses de Madame Bonaparte, devenue Impératrice Joséphine, est certainement au Parc de Malmaison la collection la plus importante de l’époque, bien qu’elle ne fut jamais complètement répertoriée. Des amateurs éclairés suivirent l’exemple de la Malmaison, tel l’Amiral De Bougainville, ami de Joséphine, qui devint sur ses vieux jours collectionneur de roses.



En 1799, il est installé au Château de SUISNES, en Brie terre traditionnelle des roses. Son jeune jardinier, Christophe COCHET, se passionne également pour les roses qu’il fait fleurir tout l’hiver dans le serre de l’Amiral. En 1805, il crée dans le parc une « allée des Rosiers », à l’époque même où Joséphine, à Malmaison, commence sa propre collection. Monsieur de Bougainville va même aider financièrement COCHET à acquérir la propriété du Plouy ou fief de Breda ; c’est ainsi que naquirent les premières roseraies de GRISY-SUISNES. À sa mort en 1819, Christophe COCHET laisse une collection de 75 variétés.




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