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samedi 9 janvier 2016

Huit alternatives pour changer le monde… et bien commencer l’année !

Aux quatre coins de la France, rencontrez des gens comme vous et moi… qui changent le monde. Ils sont solidaires, innovateurs, courageux, imaginatifs, modestes. Un point commun : l’optimisme !

1 – La ferme de demain, écolo et prospère

Elle aurait pu rester une ferme bretonne comme les autres, et subir la crise, comme les autres. Pourtant, quand il a repris la ferme paternelle des Petits-Chapelais, Gilles Simonneaux s’est tourné vers le bio et s’est diversifié, quand ses voisins intensifiaient et se spécialisaient.
« Le but, c’est de proposer un système où les ateliers coopèrent les uns avec les autres, résume-t-il. On crée une boucle vertueuse, qui amène de la productivité et de l’emploi. Je ne veux pas passer pour un nostalgique, mais finalement on reproduit ce que faisaient nos grands-parents. Ils avaient une grande diversité sur une même exploitation et produisaient le plus de choses possibles avec le peu qu’ils avaient… »

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2 – À Saillans, les habitants réinventent la démocratie

Dans ce village suspendu aux pentes du Vercors, l’histoire commence comme une fable.
Un projet de supermarché menaçait le « bien vivre au pays ». Le maire était pour, les habitants contre.
Des citoyens se sont présentés aux élections municipales. Leur liste a gagné et, depuis, la révolution participative est en marche.

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3 – Je t’aide, tu m’aides, on rénove nos maisons
En Normandie, le programme Enerterre associe les habitants à la rénovation de leur maison en mettant à l’honneur la terre crue, aux atouts autant écologiques que patrimoniaux.
Destiné aux ménages précarisés, ce dispositif se glisse dans un Système d’échange local, où le don contre don est la règle.
Des croûtes de terre accrochées à son pull en laine, les yeux pétillants derrière ses lunettes, Claudine n’en revient toujours pas : « Je ne reconnais plus ma maison ! » Depuis trois jours, son foyer a des allures de fourmilière. Truelles en main, une petite équipe nettoie, enduit, taloche, lisse. Les murs arborent désormais une belle couleur brune.
Pourtant, il y a quelques semaines à peine, le logis avait des allures de camping. Quand Claudine et Jean-Pierre arrivent à Neuilly-la-Forêt, en 2009, la vieille maison en terre crue mérite quelques coups de pinceau… et de marteau. « Nous pensions avoir le temps de faire des travaux, mais les ennuis se sont enchaînés », raconte-t-elle. Problèmes de santé, chômage, feux de cheminée. Le couple peine à joindre les deux bouts, renonce au chantier et s’enlise dans l’inconfort. Jusqu’à ce que Claudine entende parler d’Enerterre, un programme mis en place par le Parc naturel régional du Cotentin qui permet de rénover les maisons à moindre coût en impliquant les habitants. Pour elle, ce sera « la bouffée d’oxygène ».

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4 – Aller à l’école en vélo, il n’y a rien de mieux
Huit heures du matin, Rouen se réveille. Le long de la Seine, un étrange véhicule zigzague entre les voitures. Son doux vrombissement surprend au milieu des klaxons. Quatre roues, dix selles et vingt pédales. À mi-chemin entre le bus et le vélo, le S’cool bus arpente depuis plus d’un an les rues de la capitale seinomarine.

Petites lunettes rondes et bonnet avec oreilles de chat, Édouard, dit Doudou, conduit ce vélocipède étonnant. « S’cool, c’est une contraction de school et de cool », explique-t-il. Car ce bus d’un nouveau genre transporte chaque matin une dizaine d’enfants à l’école. « Il s’agit d’un service de ramassage scolaire gratuit et alternatif ! »

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5 – Dans les Vosges, l’économie circulaire fait revivre un village
Dans un village vosgien situé en pleine campagne, l’association Minos crée une dynamique sociale autour de l’économie circulaire et de sa recyclerie. L’objectif : permettre aux gens de travailler, pour faire vivre ce territoire rural.
- À Monthureux-sur-Saône (Vosges), reportage
Samedi matin, 8 h, la longue rue centrale et la place du marché sont couvertes de brume. Derrière son petit stand de légumes bio, et malgré les 5 °C qu’affiche la croix verte de la pharmacie, Jean tresse un panier en osier. S’il connaît la recyclerie Minos ? « Bien sûr, j’y ai travaillé un an en contrat d’insertion, en tant qu’agent de collecte. J’ai trouvé ça super, et puis ça m’a permis de rebondir et de me lancer dans le maraîchage. » Une dame vient lui acheter quelques noix et de la salade. « C’est formidable, ce qu’ils font à Minos. C’est dynamique. Vous vous rendez compte, dans un village comme Monthureux… »

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6 – Dans un « quartier sensible » de Valence, le jardin partagé cultive bien plus que la terre
Dans le quartier « sensible » de Fontbarlettes, à Valence, quatre jardins partagés servent de potager et d’espaces de liberté. Entre les barres d’immeubles et les façades tristes, entraide et convivialité font pousser l’espoir.
- Valence (Drôme), reportage
« Fontbarlettes ! C’est un quartier où il ne fait bon ne pas vivre. » « Le fils d’une amie est mort à cause d’une balle perdue. » « Ils auraient besoin de plus de police. » Ce samedi, sur le marché de Valence, les badauds sont peu nombreux à me parler de manière positive du quartier de Fontbarlettes, une ZUS (Zone urbaine sensible), dans l’est de la ville. Mes premières impressions confirment les leurs. Certains immeubles ont été rénovés ces dernières années mais d’autres affichent des façades tristes et fatiguées. Les parkings et certains murs gardent les stigmates des voitures brûlées pendant les nuits de colère ou d’ennui. Des jeunes sillonnent les rues en roue arrière, sans casque, sur leurs scooters, tandis que d’autres me proposent des drogues diverses.
Un peu plus loin, entre des barres d’immeubles, la maison de retraite et l’école, on voit se dessiner un village de cabanes, protégé par des haies et des portails. À l’intérieur, une quinzaine de personnes s’activent. Taille de haie, désherbage, paillage, broyage, réparations diverses… Ils participent à un des deux chantiers collectifs obligatoires de l’Oasis de Rigaud, le plus grand des quatre jardins partagés du quartier. Thomas et Maxime, deux salariés de l’association Le Mat Drôme coordonnent, mais chaque participant sait à peu près ce qu’il a à faire. En un peu plus de deux heures, les parties communes du jardin sont nettoyées et les arbres taillés.

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7 – Ungersheim, un village où la transition écologique ne convainc pas tous les habitants
La commune alsacienne d’Ungersheim est montrée comme exemple de la transition écologique en France. Les réalisations et les projets, surprenants par leur nombre, leur envergure et leur audace, doivent beaucoup au maire du village mais ne séduisent pas la totalité de ses 2.000 habitants.
- Ungersheim (Haut-Rhin), reportage
C’était le bassin de la potasse. Nord-Ouest de Mulhouse. La plaine d’Alsace s’étale aux pieds des Vosges.
Ne dépassent à l’horizon que les clochers, les châteaux d’eau, et quelques terrils, ces collines de sel résultant de l’extraction de la potasse. Durant le XXe siècle, c’est elle qui a fait vivre la région.
La potasse, minerai rose orange, est bien connue des agronomes : elle est l’un des trois engrais miracles de l’agriculture – le trio « NPK » –, avec l’azote et le phosphore.
Ungersheim en a exporté dans le monde entier, participant ainsi à la révolution agricole productiviste.
Aujourd’hui son maire, Jean-Claude Mensch, ancien mineur, montre l’exemple de la transition vers une société décarbonée.

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8 – Ensemble, ils réduisent leurs factures et soulagent la planète
Bordeaux, reportage
« Pensez à éteindre la lumière, ça fait du bien à la planète et aussi au portefeuille de maman ! » Christel a l’habitude de le dire à ses deux filles, Ines et Elena. Cet hiver, elle pourra aussi faire valoir que ces petits gestes sont autant de points gagnés pour le défi des « familles à énergies positives ». Avec six autres foyers du sud-ouest de Bordeaux, Christel, Ines et Elena forment l’équipe des « Croque Watts ». Face à eux, les « Talencelow de l’énergie » (à Talence), « Bass’Tension » (à Bassens), « Eco Corico » (à La Bastide), ou encore « Méri’Watt » (à Mérignac), affûtent également leurs éco-réflexes, peaufinent leur condition thermique, et surveillent leurs compteurs. De début décembre à fin avril, une dizaine d’équipes de l’agglomération bordelaise vont ainsi s’affronter par factures interposées.
En tout, ce sont plus de 8.000 familles qui participent au niveau national. « On ne pensait pas que ça allait prendre une telle ampleur », reconnaît Anne Huguet, directrice de Prioriterre. Cette association a lancé le défi en Haute-Savoie en 2008, après en avoir découvert le principe en Belgique. Depuis, de nombreuses collectivités se sont emparées du modèle et l’ont développé sur leur territoire.


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