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samedi 24 octobre 2015

La culture du thé en Inde



La Compagnie « East India » avait déjà commencé à implanter la culture des théiers dans les colonies des Indes. Au cours du XIXème siècle, les plantations de théiers vont se développer dans la région du Nord-Est de l’Inde, dans la région de l’Assam et dans la zone montagneuse qui entoure la ville de Darjeeling. Cette culture va connaître un important essor qui s’explique par l’attirance de plus en forte des anglais pour cette boisson mais également par le phénomène de mode qui bouleverse le pays à la même époque.
Pourtant les conditions de production sont très dures : climat torride et conditions de travail des « coolies » indiens très rudes. Ceux-ci sont victimes de sous-alimentation et sont touchés par de nombreuses maladies. Ce contexte difficile pose problème à la production de thé : en effet, le thé qui est produit (notamment le thé d’Assam) est de qualité médiocre. Il faudra attendre la fin du siècle pour que le thé d’Assam voit sa qualité augmenter, avant d’être reconnu. A terme, le thé indien va supplanter le thé chinois du marché anglais.
Aujourd’hui, l’Inde est le premier pays producteur de thé. Le thé, implanté au départ par des étrangers uniquement pour répondre à leurs besoins, a fini par devenir un des éléments essentiels de l’économie indienne.


Thés d'Inde

Thés d'Inde

L'Inde est, devant la Chine, le plus important pays producteur de thé au monde. Le thé indien est très différent d'une région à l'autre (Darjeeling, Assam, Nilgiri…), en raison d'environnements très différents et de la variété des types de théiers utilisés d'une plantation à l'autre. Les meilleurs thés indiens sont sans conteste, les thés de Darjeeling.


Darjeeling

La région de Darjeeling - ville relativement importante, réputée pour la fraîcheur et la pureté de son climat - est située entre 400 et 2 500 m d'altitude, et compte aujourd'hui 87 jardins en exploitation, dont 61 ont longtemps été classés en trois catégories, en fonction notamment de leur altitude. Ces catégories, autrefois significatives en termes de notoriété, n'ont plus guère de sens, tant la qualité des récoltes s'est améliorée dans tous les jardins et dépend autant de l'altitude de la plantation que des compétences du planteur qui la dirige. La région produit des thés noirs orthodoxes, et marginalement quelques Wu Long et thés verts. La qualité de cette production est très disparate : entre les thés standards et les très grands crus, les prix peuvent varier de 1 à 100.
Compte tenu de leurs prix de vente élevés, les Darjeeling sont majoritairement réservés à l'exportation (principalement vers l'Allemagne, le Japon, la France, le Royaume-Uni, les États-Unis, la Russie et les Pays-Bas) et, rançon du succès, sont l'objet d'un phénomène de contrefaçon sans égal dans le monde du thé : il s'en vend chaque année environ 40 000 tonnes, soit quatre fois plus que la production déclarée.
Les quatre récoltes annuelles - printemps (mars-avril), été (mai-juin), mousson (juillet-septembre) et automne (octobre-novembre) -offrent chacune une vraie typicité gustative. Les plus prisées sont celles de printemps et d'été. La récolte de mousson est quant à elle de piètre qualité.


Préparation du thé indien : le tchai
 
 
Pour faire cette recette indienne (4 tasses de tchai), il nous faut :
  • 2 tasses et demi de lait
  • 1 tasse et demi d’eau
    (le dosage c’est toujours 60% de lait et 40% d’eau)
  • 1 cuillère à café et demi de thé noir
  • 3 cuillères à café de sucre
  • un petit morceau de gingembre ou 2 cardamomes
Tout d’abord mettre l’eau à chauffer et ajouter le gingembre (râpé) et le thé et laisser bouillir 2 minutes. Maintenant, mettre les 2 tasses et demi de lait et laisser à feu moyen pendant 3 ou 4 minutes. Maintenant ajouter le sucre (mélanger) et laisser quelques minutes de plus jusqu’à ce que cela devienne marron.
 Voilà le thé est prêt ! Le passer avant de le servir.
C’est la boisson traditionnelle indienne, on en boit toute la journée.
 


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