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samedi 24 octobre 2015

Histoire du thé en Turquie



Au moment de la domination ottomane en Arabie les Turcs buvaient beaucoup de café, importé du Yémen.

Avec la chute de l’Empire, alors qu’ils perdirent leur principal fournisseur, Kemal Atatürk décida de remplacer ce breuvage par le thé qui pouvait être cultivé en Anatolie, ceci afin d'assurer son autarcie de la Turquie.

Aujourd'hui, les Turcs consomment environ un kilogramme de thé par semaine et par famille. Il est connu pour être peu tannique et peu parfumé.

Les côtes de la Mer Noire, en particulier la région de Rize, propices à sa culture furent désignées comme les régions productrices.

Depuis ce temps la consommation du thé est devenue traditionnelle et les Turcs le consomment tout au long de la journée.


Comment boire le thé en Turquie ?

Bien que le café soit très apprécié en Turquie, le thé (çay) est la source principale de caféine des Turcs et il est également offert aux touristes en signe d’hospitalité.
De façon générale, on boit du thé partout : aussi si bien à la maison qu’au restaurant, en faisant ses courses, lors d’une promenade en ville, sur les bateaux ou chez le coiffeur…Chaque point de vue s'assortit d'un salon de thé ou d'un jardin de thé: sous un platane face à la place principale du village ou de la ville, au bord d'un port, au marché, sur le bas-côté d'une route... Les jardins de thé typiques d'Istanbul sont à Emirgan sur la côte européenne du Bosphore, à Çamlica sur la côte asiatique : le café Pierre Loti et le jardin de thé d'Usküdar...
La consommation de thé est absolument inséparable de la journée de travail, à tel point que son approvisionnement constant est important pour la productivité des travailleurs : c’est "l’homme à thé" (çayci) qui est chargé de faire le thé frais. Les femmes se réunissent régulièrement l'après-midi pour prendre le thé. Ce sont des réceptions très soignées avec gâteaux, pâtisseries et petits fours salés préparés par l'hôtesse.


En Turquie...
Le thé est préparé soit dans un samovar soit dans un çaydanlık, sorte de théière-bouilloire à deux étages, dont la partie bouilloire se trouve en bas et la théière en haut. On verse d’abord le thé de la partie supérieure (ce thé concentré et non dilué s’appelle nem) et en le diluant avec l’eau de la partie inférieure du çaydanlık : on verse d’abord le thé concentré puis l’eau suivant la force désirée; léger (açık çay) ou très fort (koyu ou demli ), chacun sucrant à son goût. Traditionnellement, le thé est présenté dans des petits verres transparents en forme de tulipe évasée, pour conserver toute la chaleur et l’arôme.
On utilise du thé noir, fort et très parfumé- Le thé à la pomme (elma çayı) a fait son apparition très récemment, et sa composition est chimique.




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