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lundi 20 juillet 2015

Les danses kanak. la case. - Partie 3 - ( photos + videos )




Un grand nombre de chants traditionnels et de danses des Kanak de Nouvelle-Calédonie sont accompagnés d’une musique généralement appelée « rythme kanak » ou, plus simplement, « le rythme ». Ce rythme ne se compose pas seulement de la musique des instruments percutés, comme le suggère son nom ; sa particularité se trouve dans la relation entre la musique des percussions et celle des sons de voix : chuintements, phrases d’exclamation, cris et sifflements, effectués par toutes les personnes présentes. La relation entre ces sons vocaux et la musique des instruments percutés crée ce phénomène particulier appelé – d’une manière par trop simplifiée – « rythme ».
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Danse Kanak Du Wetr - Lifou 

https://youtu.be/ZQOFNOTRI0I 


La danse traditionnelle Kanak, interdite autrefois par les autorités coloniales, se revalorise aujourd'hui. Les chants et les danses constituent une forme d'expression artistique de la culture identitaire kanak. Ils appartiennent chacun à un clan, voire à une famille, et seuls certains sont destinés à la représentation publique mais ils ne manquent pas d'accompagner toutes les occasions marquantes. 
 
 Fleurs de Frangipanier
 
La danse a par ailleurs une grande valeur spirituelle, expression de l'ensemble des règles de la vie traditionnelle, elle est également empreinte de magie. Les danses permettent également de célébrer les ancêtres, elles favorisent la communion entre le monde des morts et celui des vivants, les ancêtres continuent ainsi d'influencer la vie de leur descendance. 
 
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Danse traditionnelle:tribu de Canala (Nouvelle Calédonie) 

https://youtu.be/nVy6qKncfnE 

 Wetr tribal dancers, Hnathalo, Lifou (island), Loyalty Islands, New Caledonia via Blaine Harrington photography

 

Les danses intérieures 

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Exécutées à l’intérieur des cases, dansées spontanément et presque quotidiennement, elles ne demandaient pas de grande préparation. Selon les descriptions des visiteurs et des missionnaires arrivés sur l’île comme le pasteur et ethnologue Maurice Leenhardt, les hommes dansaient seuls dans leur case, et les femmes dans la leur.
 
Une danse intérieure appelée Ouaï, était exécutée pour permettre aux membres d’une communauté d’offrir à une personne sans ressources des présents et des vivres.
 
Une autre appelée Tsianda, était accompagnée de chants et de percussion sur un bambou creux, et était dansée à l’occasion d’échanges d’objets. 
Un homme dépose en dansant l’objet qu’il souhaite échanger au centre de la case. Une seconde personne, toujours en dansant, va chercher l’objet pour le remplacer par un autre. Autour d’eux, les autres hommes assis en cercle soutiennent l’échange dans une danse rythmée. On échangeait ainsi des objets, mais aussi des idées,  des récits de victoire ou des projets de guerre.
 
Ces danses en petit comité n’ont malheureusement pas survécu à l’époque où la politique menée par l’administration et par les églises allait à l’encontre de la tradition kanak.
 
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
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La case.

 Centre Culturel Tjibaou, Nouméa, New Caledonia Version Voyages, www.versionvoyages.fr

Construire une case kanak

https://youtu.be/jKkSeytJ-Ic 

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