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samedi 4 juillet 2015

Danse Haïtienne contre Danse Hawaïenne, un avant goût de vacance en images et en musique.



La hula - la danse hawaïenne par excellence

 

Les hawaïens aiment raconter des histoires. Les kapunas (chefs) content ainsi des histoires pour transmettre des valeurs et des coutumes. Ces histoires font partie de la tradition orale hawaïenne. La hula, une danse indigène, est un moyen de raconter quelque chose. Elle est accompagnée par un chant (mele). Il y a deux style très particulier de hula; le style initié par les habitants polynésien d’Hawaï, appelé la Kahiko Hula, et un style plus récent, créé au XIXe et XXe siècle sous l'influence occidental, appelé le style Auana.



Les polynésiens sont arrivés à Hawaï depuis le sud-est du pacifique par des canoës artisanaux. Ils se sont installés sur ces îles fertiles et ont dansés la hula pour remercier leurs dieux. Laka est la déesse de la hula, qui fut également dansées pour une autre déesse, Pele. Durant nombre de générations, ceux qui se sont entrainés à danser la hula ont eu à suivre un parcours très strict et rigoureux.

La Hula était à l'origine un moyen de bénir les dieux. Dans les anciens temps, elle était dansée sur une estrade sur laquelle reposait un autel pour la déesse Pele. Les costumes traditionnels comprenaient des leis (colliers de fleurs), un pau (jupe) et des bracelets d'os de baleines ou de dents de chiens autour des chevilles. De nos jours les costumes sont plus simples et les écoles de Halau Hula exigent des jupes longues et un haut ou une jolie muumuu pour les femmes, tandis que les hommes ont le choix entre un pantalon et un malo (sorte de pagne).



Les hommes et les femmes participaient à la hula comme ils le font aujourd'hui, mais les chanteurs étaient, et sont toujours, de sexe masculin. Le chant, ou mele, raconte l'histoire, tandis que la danse met celle-ci en actes et en souligne les moments importants. La hula que les hommes dansent est plus dynamique que la danse langoureuse des femmes.

Une hula est accompagnée par des instruments. La musique aide les danseurs et les chanteurs à garder le bon rythme. Traditionnellement, des gourdes, des cornemuses, des bâtons et des maracasses étaient utilisés pour la musique. Le simple tambour, l'ipu, fut plus tard accompagné par un double tambour appelé le ipu heke. Les bracelets en dents de chiens portés autour des chevilles étaient également considérés comme des instruments de musique. Depuis quelques décennies, le ukulele sert à garder le rythme, et aujourd'hui des guitares et une basse peuvent aussi être ajoutés pour enrichir le son et intensifier le rythme.


Avec l'arrivée des missionnaires au début du XIXe siècle, le rôle de la hula commença à changer. Les missionnaires protestants la dénoncèrent comme païenne, et elle fut bientôt bannie. Les missionnaires rejetaient la tenue plus que légère des danseurs et l'invocation de nombreux dieux. La royauté hawaïenne était aussi encouragée à dénoncer cette pratique, ce qu'elle fit bientôt. Mais la hula n'est pas morte. Elle fut dansée en secret, et la tradition fut transmise discrètement de génération sen génération dans chaque famille.



Avec la venue du Roi David Kalakaua, grand amateur des arts traditionnels hawaïens, la hula fit son grand retour et commença à changer. La hula se transforma peu à peu en Hula Kui (vieux et neuf), parce qu'elle combinait un style de danse ancien avec de nouvelles interprétations de vieilles danses.
Avec le développement du tourisme à Hawaï au début du XXe siècle, la hula subit un nouveau changement. Elle fut décrite dans des films comme de gracieuses ondulations au son d'une douce musique qui n'avaient pas grand chose en commun avec la vraie hula. Des chansons furent écrites pour ce nouveau genre de hula, et de nombreux costumes resplendissants voire extravagants furent créés pour être vendu aux touristes. Les jupes en cellophane et les chansons mielleuses étaient les plus populaires de ces "produits dérivés". Les Halau Hulas continuaient d'enseigner un style plus traditionnel, qui restaient dansé par les plus vieux parmi les hawaïens. Les costumes de hula classiques est plus modeste que ce que le cinéma d'Hollywood décrit.



Aujourd'hui il y a deux évènements majeurs de hula chaque année. L'un est le Merrie Monarch Festival, avec des compétitions de hula et une élection de Miss Aloha Hula. L'autre est le King Kamehameha Traditional Hula Event and Chant Competition, une autre compétition qui a lieu en juin.

Quelque soit le nombre de changement qu'elle a subi, la Hula reste un élément majeur de la culture hawaïenne, et on peut toujours en profiter, en tant que danseurs comme en temps que spectateurs.



 le Ori - la danse tahitienne par excellence

 




Jadis interdite pour obscénité par le clergé, la danse est devenue la vitrine de Tahiti.
 La danse Polynésienne, Ori Tahiti, qui avait choqué les missionnaires par son caractère explicitement sexuel, entra au XIXe siècle dans la clandestinité. Elle en est sortie dans les années 50, avec des chorégraphes comme Madeleine Moua ou Coco Hotahota, fondateur du groupe Te Meva.

 
La musique et la danse, jadis censurées, connaissent un renouveau. Un moyen pour les polynésiens d’affirmer enfin leur civilisation non écrite. Avec une violence inouïe, le tonnerre des to’ere explose dans la nuite de Papeete. Giboulée jusqu’au fond des poitrines. Et s’arrête net. Livrant soudain l’espace à un silence saisissant. Et, juste au moment où les bruits alentour redeviennent perceptibles, la voix des tambours ébranle de nouveau les frondaisons des banyans.

 
La danse traditionnelle est avant tout « interprétation » : elle correspond certes à une époque, mais elle est également le miroir d’une culture en pleine évolution. Répondant à une exigence technique fondée sur une codification des pas et des gestes, la danse traditionnelle fait également appel à la personnalité, qu’elle révèle. Elle favorise l’art de la gestuelle et de la communication non verbale.

La danse traditionnelle polynésienne traduit une relation immédiate, quasi charnelle, entre l’homme et la nature, soulignant ainsi les racines culturelles de l’individu. Relation avec son corps et avec le corps de l’autre, la danse regroupe tout une famille de mouvements obéissant à des règles fondamentales dans l’espace, la durée, et le rythme marqué par les percussions traditionnelles, auxquelles la danse, la danseuse, le danseur, le groupe sont intimement reliés.


Dans la danse, les gestes et les attitudes des danseurs obéissent à une symbolique complexe, véritable langage du corps où la position des mains et celle des bras, mais aussi l’expression du visage et l’attitude du corps tout entier jouent un rôle important. Ainsi, les mains allongées et superposées alternativement à la hauteur du buste signifient « amour » (here). Les bras alternativement écartés et rapprochés, puis croisés devant le buste veulent dire "bienvenue" (maeva). Les bras élevés puis abaissés avec grâce de chaque coté du corps expriment la beauté (nehenehe), alors que écouter(faaroo), s’exprime par une ou deux mains portées aux côtés d’une oreille.

Chaque danse raconte une histoire qui puise son origine dans les actes et les sentiments de la vie quotidienne, du couple, dans les évènements historiques, mais aussi dans la mythologie et dans les épisodes de bravoure fameux des dieux.


Il existe de nombreuses autres danses :
  • L’otea , danse guerrière de groupe où les danseurs sont disposés en colonnes, accompagnée d’instruments à percussion 
  • L’hivinau, danse en cercles accompagnées de tambours et d’un soliste vocal masculin auquel les danseurs répondent en chœur  
  • L’aparima, danse en colonnes, danse harmonieuse où les danseurs miment des scènes de la vie quotidienne, cette danse est accompagnée de chants, de guitare et d’ukulele 
  • Le pao’a, danse sensuelle en demi-cercle, un couple de danseurs improvise une danse au centre, les danseurs accroupis tapent des mains en cadence
Quant au tamure bien connu, c’est une appellation récente concernant une danse pratiquée en couple actuellement dans les fêtes populaires ou les dancings.


 
Alors, après cela, vous devriez avoir tout  compris. 
Je vous souhaite un bon tamuré (danse),
Maururu’u outou, (merci à vous tous…)
Parahi, araua’e, (au revoir, à bientôt)

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